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Trésorerie

Éviter la rupture de trésorerie

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Les entrepreneurs sont une espèce à part, obligés de garder un œil sur un nombre incalculable de facteurs dans la gestion quotidienne de leur entreprise.

Parmi ces critères, le plus angoissant est sans conteste la trésorerie. Avec un délai avant la mise en cessation de 5 mois en moyenne aujourd’hui, c’est en effet elle qui représente la principale cause de défaillance des jeunes entreprises.

Pour avancer l’esprit tranquille et se consacrer à son cœur de métier, il n’est pas inutile de se préparer en suivant quelques règles simples.

Règle n°1 : prévoir, prévoir, prévoir

Pour avancer sans inquiétude, mieux vaut savoir où l’on va. Faire des prévisions de cash à 4, 6 ou 8 mois en vous basant sur les flux de trésorerie (votre chiffre d’affaires versus vos décaissements) vous permet de déterminer le fonctionnement mensuel de votre financement. Vous pouvez ainsi établir un budget prévisionnel sur plusieurs mois. De cette manière :

  • vous avez une vision claire de votre situation ;
  • vous anticipez les problèmes ;
  • vous vous fixez des objectifs de performances.

Règle n°2 : pour que tout roule, calculez votre fonds de roulement

Le besoin en fonds de roulement (BFR) mesure les ressources à mobiliser pour faire face au décalage entre les sorties et les entrées. Il fait appel à une formule que beaucoup ignorent, mais qui s’avère un excellent indicateur de la santé de votre trésorerie, et donc de celle de votre entreprise. Pour le calculer, il faut additionner le montant de vos stocks (HT) à vos encours clients (TTC) et soustraire à cela les dettes envers vos fournisseurs (TT).

Règle n°3 : faites vous désirer. Négociez avec vos fournisseurs

Si le délai légal selon le Code du commerce est de 30 jours après réception ou exécution des prestations, le baromètre européen fixe la moyenne à 66 jours, et on sait que l’on peut atteindre 90 jours pour émettre un paiement. La chose est à négocier avec vos fournisseurs au cas par cas, en arguant de votre fidélité, des volumes commandés… et de la concurrence. Attention cependant à bien régler la facture la date convenue pour éviter les pénalités.

Règle n°4 : dégraissez !

Le stock, c’est de l’argent qui dort. Moins vous en avez, plus votre BFR est dynamique. Si vos fournisseurs sont fiables, mieux vaut conserver vos stocks au régime sec, sachant qu’il vous revient d’évaluer le seuil en dessous duquel vous risquez la rupture de stock (moins douloureuse que la rupture de trésorerie, mais tout aussi désagréable).

Règle n°5 : faites rentrer l’argent à la maison 

Les factures sont faites pour être payées, n’en déplaise à la règle numéro 4, et surtout les vôtres. Facturez dès la livraison, et tenez à jour un échéancier des factures non réglées. La règle est simple : ne jamais laisser passer une date d’échéance sans relancer, que ce soit par courrier ou par téléphone. En outre, pour palier les éventuelles mauvaises surprises, exigez un acompte à la commande d’au moins 30 % de la facture finale.

En mettant en place ces quelques marqueurs, vous pourrez avancer l’esprit plus tranquille et vous consacrer à ce que vous savez faire le mieux : votre métier.

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