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Le statut de micro-entreprise pour se lancer

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Vous avez enfin pris la décision de vous lancer et de vous mettre à votre compte. Mais vous hésitez encore sur le statut. Pourtant dans la jungle des possibilités, il existe un régime pensé pour aider les particuliers à tenter l’aventure de l’entreprise.

Le statut de micro-entrepreneur, qui remplace celui d’auto-entrepreneur, est la forme juridique la plus simple. Elle vous permet en effet de tester votre « business » en toute sécurité et le régime fiscal qui y est associé vous évite beaucoup de stress.

Revue de détails : un régime taillé pour démarrer

Le fonctionnement d’une micro-entreprise, en dehors de votre activité bien sûr, est simple. Tout ce que vous avez à faire, c’est :

  • tenir un journal de vos recettes ;
  • conserver toutes les factures et autres tickets de caisse pour bien suivre vos dépenses ;
  • tenir un registre récapitulatif de vos achats, si votre activité ne dépasse par les seuils de chiffre d’affaires vus plus haut.

Les fameuses « charges sociales » sont calculées sur la base du chiffre d’affaires, et non pas sur les bénéfices. Concrètement, cela signifie que vous ne payez de charges que lorsque vous travaillez. Ce qui n’est pas négligeable lorsque vous débutez.

Mieux, vous pourrez opter pour le versement fiscal libératoire, qui vous permet de payer votre impôt en même temps que vos cotisations sociales… et donc de ne plus vous en soucier ensuite.

Bien sûr, il faudra quand même réaliser un chiffre d’affaires minimum pour valider un trimestre de retraite et ouvrir des droits à la formation professionnelle, mais après tout, si vous vous lancez, c’est que vous envisagez quand même de gagner votre vie.

Vos premiers pas de chef d’entreprise

Ce régime présente donc de nombreux atouts, notamment si votre activité :

  • ne prévoit pas d’achat ou de frais conséquents (stocks, de machines ou de gros œuvre) ;
  • n’a pas besoin d’une croissance ultra-rapide.

Il existe deux types de micro-entreprises au regard de l’administration. Chacune d’entre elles est soumise à des contraintes différentes :

  • les activités d’achats ou de revente ainsi que les prestations d’hébergement (chambres d’hôtes, gîtes etc… ). Activités pour lesquelles le plafond de chiffre d’affaires annuel est fixé à 82 200 € ;
  • les activités qui relèvent du service et des bénéfices non liés à la vente de produits. Ici le plafond et de 32 900 € annuel.

Attention, car si vous dépassez ces seuils, vous ne pourrez plus prétendre au régime micro-entreprise.

À vous donc de bien vous situer, car de ce choix dépend la suite de votre activité.

Régime micro-entreprise : faites maigrir l’administratif !

Lorsque vous débutez, vous aurez autre chose à faire que de la paperasse. Vous devez avant tout penser à vous payer.

En tant que micro-entreprise, vous bénéficiez d’une franchise de TVA, et les modalités de calcul et de règlement des cotisations sont ultra-simplifiées (une page à remplir, en tout et pour tout… Même les règles de calcul vous sont fournies !).

Au final, cela vous permet de ne pas avoir à effectuer d’avances de cotisations si vous n’avez pas encaissé de revenus.

Tout n’est pas parfait…

Situé à mi-chemin entre le particulier et le professionnel, le régime de micro-entreprise occulte cependant certains aspects inhérents au monde de l’entreprise.

Ainsi, vous ne pourrez pas récupérer la TVA (ce qui n’est pas un problème si votre clientèle est principalement constituée de particuliers et si vous ne faites pas appel à des prestataires extérieurs) et vos frais ne seront pas pris en compte ni ne seront déduits du résultat… Il est également impossible d’amortir les investissements que vous réalisez.

En résumé, le régime de micro-entreprise est un excellent moyen de se mettre le pied à l’étrier, d’éprouver son modèle et son idée avant, peut-être, de sauter dans le grand bain de l’entreprise.

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