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Démarches

Quelles démarches pour la reprise d’une entreprise en difficultés ?

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Alternative intéressante à la création d’entreprise : le rachat d’une entreprise en difficulté. Il est vrai que le faible coût d’acquisition rend le projet très attractif. Mais avant de penser faire une bonne affaire, il vous faut connaître les démarches indispensables à la reprise d’une entreprise en difficulté, et ne pas les négliger…

Informez-vous sur les contraintes du cadre juridique

Une entreprise est dite « en difficulté » quand elle connaît une procédure légale. Seul le cadre juridique particulier des « procédures collectives » vous permet d’en faire l’acquisition. Il s’agit de procédures de liquidation, de redressement judiciaire ou de sauvegarde.

Ce n’est que dans le cadre de la procédure de liquidation judiciaire que vous pouvez reprendre l’intégralité de l’entreprise. Comme cette procédure aboutit à la dissolution de l’entreprise, elle permet la cession globale de l’entreprise et la cession d’actifs.

Avec la procédure de redressement judiciaire, l’acquisition de l’entreprise est envisagée de façon subsidiaire, quand le chef d’entreprise ne peut assurer lui-même le redressement. La cession d’actifs n’est ici pas réalisable.

La procédure de sauvegarde vous permet quant à elle de n’avoir qu’une cession partielle de l’entreprise. Vous avez ainsi la possibilité d’acquérir une partie relativement autonome de l’entreprise, de façon accessoire. La cession d’actifs n’est pas non plus envisageable.

Si vous avez déjà repéré une entreprise en difficulté, la première chose à faire est donc de demander la nature de la procédure dont elle fait l’objet. Vous serez alors fixé sur la possibilité d’une reprise, mais aussi son étendue éventuelle.

Affinez votre projet de reprise

Préparez une liste de critères pour orienter votre recherche d’entreprise à acquérir. Vous devez définir son profil idéal à travers les axes de recherche suivants  :

  • le secteur d’activité : préférez-vous travailler dans l’agroalimentaire, le BTP, l’industrie, les services aux entreprises ?
  • la zone géographique : est-ce que l’activité de l’entreprise se concentre sur une agglomération, un département, ou est-elle étendue au niveau national ?
  • la taille de l’entreprise : envisagez-vous une entreprise de plus de 10 salariés ?
  • la trésorerie potentielle : quelle fourchette budgétaire projetez-vous gérer pour la reprise ?
  • le délai de réalisation : à combien de temps estimez-vous le redressement  de l’entreprise ?

En suivant ces orientations mises sur le papier, vous pouvez enfin trouvez une entreprise en difficulté correspondant à vos critères. Quand c’est chose faite, demandez à l’administration judiciaire de vous remettre son dossier de reprise. Soyez vigilent, ce dernier s’avère souvent insuffisant pour juger de la survie de l’entreprise.

Pour gagner en efficacité, n’hésitez donc pas à vous rendre directement sur place et à demander à vous entretenir avec le dirigeant. Posez-lui des questions sur les causes des difficultés. Demandez-lui comment l’entreprise en est arrivée à cette situation. Par la suite, réfléchissez également sur la façon dont vous pourriez redresser la barre et les pistes à exploiter.

Soignez votre offre de reprise publique

Avant de conclure l’acquisition d’une entreprise, vous devez déposer une offre de reprise publique auprès du tribunal de commerce. Cette offre comprend vos différents engagements. Il vous faudra soigner l’ensemble de vos propositions, car l’offre comme le profil du candidat sont examinés scrupuleusement par le tribunal. À cette étape du projet, faites-vous aider par un avocat. Il saura appuyer votre offre de reprise publique et vous seconder si des réajustements sont demandés par le tribunal.

Entreprenez au plus vite une restructuration

Acheter une entreprise en difficulté vous impose de remonter rapidement le niveau d’activité et de rentabilité. Pour restructurer l’entreprise, il vous faudra sans doute prévoir :

  • le rétablissement de la trésorerie ;
  • le rattrapage des retards de paiements ;
  • des procédures de licenciements ;
  • la rénovation du matériel ;
  • de nouveaux locaux.

Il existe peu d’aides financières directes pour le rachat d’entreprise en difficulté. Toutefois, il vous est possible d’obtenir quelques prêts bancaires, dédiés notamment à des investissements d’ordre matériel. Prévoyez de votre côté un apport personnel suffisant pour financer les dépenses de restructuration.

Tags : démarchesentrepriseprocédurereprise